mardi 6 mars 2007

Qui a dit ?



La girafe a dit :
Long le cou si long
et souple
atteindre, tendre,
si tendre
se délecte, humecte
secrète
si long, si haut
souplesse
détresse,
déstresse
maîtresse
forteresse, forte
et dresse.
Si long, si haute
arabesque
barbare, arbre
soit brave
ébahi, ébloui,étourdi.


Le chat a dit :
Silence, les pas, si lents
cieux et velours
marcher, courir
nourrir
se délecte, humecte,
secret
silence, les pas, si lents
maître et tresse
souplesse
sveltesse, altesse
adresse
feline, maligne et digne
silence, les pas, si lents
être un maître
hêtre au mètre
mal être
peut-être un maître
peut l'être.

Le totem a dit :
Long le temps si long
longtemps
attendre, tendre
et attendre
prendre, rendre
mort lente
long le temps si long
tant et tant
amour toujours
velours
lourd et sourd
pas toujours
long le temps si long
patience
science et conscience
patience
pas de danse
danse tes pas.

Légère



Légère,
Plus ,volatile, plus ,versatile,
brille, brindille,
imagine, lueur aubergine,
non, plus, opaline,
cabriole, bonjour la luciole,
petite bestiole, vole, vole, vole,
douce, petite mousse,
là, là, tapie et la mouche,
magie, qui agit,
mes yeux antalgie,
multicolore, indolore,
toujours et encore,
graminée, gamine née,
fumée vole, cheminée,
la fougère espère,
rêve, et la mère et la mer,
l'infini ment, tout petit,
infiniment petit,
non plus, firmament et maman,
non, si je mens,
plus, doucement,
plus, étincelant,
plus, plus éclaboussant,
jaillissant,
non plus, ébouriffant, éclatant,
non, je mens, si je mens,
balbutie, mes lubies,
minutie, manuscrit
mes écrits, si j'écris
l'esprit dit
manitou, grand esprit,
plus, le long cou, les grigris,
mot à mot
matamore,
où es-tu, parti ?
Prix, à tout prix
Si je prie, non
Je chemine, je divague,
étamine et la vague,
farandole, elle est folle
vole, camisole,
je console, tournesol.
Vive la vie qui dérive,
et délire
Lire des... ?
Respire et inspire
et expire,
et plus, plus, plus,
légère hirondelle, ribambelle, ritournelle.

Hurle mon ventre
















Froid, maléfice, tourbillon, déchaînés éléments,





il est temps
le temps d'explorer les terres hostiles.
Les zébulines se font rares, si rares,
hurle le vent, hurle mon ventre.
Terres hostiles si lointaines
là-bas, là-bas aller
sortir, explorer, changer,
traverser et surmonter la peur.
Les formes noires rôdent,
rôdent les noires sanguinaires.
Comment leur échapper,
échapper au regard qui glace ?
La glace épaisse à traverser.
Hurle le vent, hurle mon ventre.
Traverser la lande des formes noires
glace le sang, la glace à traverser.
Noire la nuit au-delà la lumière.
Tuer des bramacéros, j'ai fait.
Echapper aux formes noires, je peux.
Traverser, traverser et après ?
Hurle le vent, hurle mon ventre.
Partir explorer les terres hostiles.
Au-delà brille le jour nouveau.
Partir la nuit, glaciale, la glace,
courir et après ?
Courir, courir et marcher.
Hurle le vent, hurle mon ventre.
Fort je suis, là ma force,
transpercer le bramacéros,
gicler le sang, boire le sang,
j'ai déjà fait,
hurler,
glacer le sang des formes noires.
Hurle le vent, hurle mon ventre.
Plus fort hurle et glace leur sang,
des jours, des lunes, la glace,
le froid et l'effroi,
et enfin les terres hautes,
enfin les gromouths, énormes gromouths.
Hurle le vent, hurle mon ventre.
Il est temps de tuer,
le sang va gicler,
hurle,
hurle et cache ta peur,
droit devant, la lance,
droit devant, gicle le sang.
Repus, la force est là,
les terres se réchauffent,
ta petite lance dans son ventre,
chaud le ventre, la vie.
Le ventre et ma petite lance,
ma descendance,
mon sang, mon sang,
mon clan,
chaud le ventre.

Petit à petit




Celui qui parti tout petit,


Petit à petit construit son oasis.


Petit sauvage au monde, la terre est ronde.


Les lettres rondes roulent, deviennent facondes.


Petit à petit, sauvage au monde,


Petit à petit, se consume bûche ronde,


Nourrit petit homme.


Petit à petit, séduit très petit, séduit la vie.


Petit à petit, petit homme, sauvageon devient homme.


Petit à petit, homme qui veut changer le monde.


Petit à petit, famille s'agrandit de tous petits.


Petit à petit, les petits ont grandi.


Lettres rondes, facondes,


Petit à petit rime avec l'onde.


Et puis, et puis, petit à petit, petits pas, pas petits,


Vieillit le petit.


Petit à petit, plus petit, mais dans son coeur encore petit.


Petit à petit, son coeur qui rit, qui rit et qui rit.

La tête à l'envers


A l'envers tu mets la tête, et la tête tourne et tu danses jusqu'à l'ivresse, tourne, danse, tourne.

Le bal est terminé, que reste-t-il, tes sens éveillés.

Vas-tu te coucher, sage, douce ou vas-tu suivre tes pensées ?

Dans ton lit douillet, seule, la tête à l'envers, le sommeil ne vient plus, la tête tourne et le corps brûle, douce, la tête à l'envers, le coeur à l'endroit, à quel endroit au fait ?

Envole-toi, rêve et va la tête à l'envers, le coeur à l'endroit ou la tête à l'endroit, le coeur à l'envers, envole-toi, rêve, danse, la tête à l'envers, à l'endroit, le coeur à l'endroit, à l'envers.

Corps entrelacés




Danseuse du ventre ton corps bouge, désir des hommes, bouge, danse et brille leur désir.


Désires-tu tous ces hommes ou leur regard te fait-il vivre ?


Tous ces regards, ces désirs, que cherches-tu ?


Un homme, des hommes ou celui qui ne t'a pas regardé, petite fille ?


C'est celui-là, petite fille, tu dansais et il t'ignorait.


Petite fille, toujours, danse danse,


Ces regards te font vivre,


Mais l'autre regard, le seul, tu ne l'as pas.


Danse pour ces regards et un jour ce regard tu l'auras.